Mercredi 16 juillet, en présence notamment du général Charpentier et du général Robert, du sous-préfet Paul Boulvrais, du député Alain Marc, du maire de La Cavalerie et de Jacques Godfrain, se déroulait la passation de commandement entre le lieutenant-colonel Kammacher et son successeur le lieutenant-colonel Quatrepoint.
Présidée par le général Dumont Saint-Priest, commandant du Centre de préparation des forces, cette cérémonie fut aussi l’occasion de l’attribution de trois décorations.
Deux médailles d’argent de la Défense nationale remises par le général Dumont Saint- Priest : l’une au caporal chef Gauci, la seconde au brigadier-chef Lefebvre. Le lieutenant-colonel Kammacher remit celle des Services militaires volontaires à Robert Muret, maire de La Cavalerie. Le général Dumont Saint-Priest s’adressa au lieutenant-colonel Kammacher, évoquant son travail durant ces deux années au Ceito. «Vous avez haussé le Ceito au niveau de l’excellence. En étant un artisan très actif et déterminé, vous avez su ouvrir le Ceito aux autres armes. Soucieux de l’intérêt général, votre investissement personnel a profité aux relations extérieures et à l’épanouissement du Ceito», a-t-il souligné. Après le cérémonial et le défilé, les autorités et l’assemblée étaient conviées au mess. Le lieutenant-colonel Issard rendant hommage à l’opiniâtreté, à l’honnêteté et la franchise du lieutenant-colonel déclara : «Vous avez su montrer l’efficacité du Ceito à tous vos chefs et ce malgré certains mandarins parisiens. Vous allez rejoindre l’Ecole d’Application de l’Infanterie et nous vous souhaitons de trouver ce pourquoi vous vous battez». Le lieutenant-colonel Kammacher prit la parole. Il remercia l’assemblée, ses supérieurs, le maire et les administrés, le commandant en second et ses plus proches collaborateurs. «Si l’on regarde l’avancement et la notation du personnel, on peut juger de la qualité du travail réalisé», expliqua-t-il. Le lieutenant-colonel félicita également, pour son efficacité et sa disponibilité exemplaires, la section ciblerie. «Les satisfactions se résument à un triple zéro, déclarait-t-il. Zéro accident de tir malgré près de 800 000 munitions tirées, zéro accident grave de la circulation et zéro blessé sérieux. Joie du chef de pouvoir dire qu’il a mené tous les hommes jusqu’au bout sans en perdre un seul. Satisfaction de constater que parmi les unités que nous avons contrôlées, aucune n’a perdu d’hommes en opération dans une action de feu. Si en passant 15 jours sur le Larzac, ces unités ont gagné en confiance et en technique de tir, nous aurons joué notre rôle dans leur préparation opérationnelle». Le maire de La Cavalerie souhaita la bienvenue au lieutenant-colonel Quatrepoint et exprima le plaisir qu’il avait eu à le côtoyer. «Un homme dont je partage les valeurs», indiqua-t-il. Concernant le devenir du camp le maire déclara : «Je ne puis cacher l’anxiété qui habite les Cavalériens et qui repose sur les incertitudes liées à la réorganisation de notre appareil de défense. Notre commune ne mériterait pas d’être victime de ces mesures». Faisant allusion à ses propos lors de l’inauguration de l’avenue du 122e-RI en 1996, il fit lecture de sa conclusion. «S’il advenait que la famille militaire vienne à subir un injuste discrédit, alors, je le dis simplement, que l’on ne me cherche nulle part ailleurs qu’à vos côtés.» Il énuméra ensuite les accords de partenariats entre les deux communautés et les réalisations communes effectuées en mutuelle solidarité. S’adressant au colonel il affirma : «Mon colonel, vous êtes le dernier maillon de cette longue chaîne d’amitié qui nous rassemble. Vous avez, comme vos prédécesseurs, contribué à construire et à rendre performant ce magnifique outil qu’est devenu le Ceito. Vous passez aujourd’hui le relais au colonel Quatrepoint, je vous formule à tous les deux, les vœux de réussite les plus sincères.» Le général Dumont Saint-Priest conclut les discours en remettant la coupelle du Centre de préparation aux forces au lieutenant-colonel Kammacher.
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