Posté par: Philippe Donnaes in non classé on
Jui 11, 2008
La sonnerie du radio-réveil arracha Laurent des bras de son vieil ami Morphée. Un matin triste commençait à poindre à travers le léger voile d’une bruine glaciale. « Encore une journée à se les geler grave » songeât-il avec résignation en imaginant les heures qu’il allait devoir passer, perché dans un coffrage, en plein courant d’air, à quelques centaines de mètres, sur le chantier de construction de cette énième tour de la Défense sur laquelle l’entreprise de BTP qui l’employait oeuvrait
Depuis longtemps, les écolos prévenaient qu’énergie bon marché et gaspillage ne dureraient pas longtemps. Comme le gros fumeur, étonné de se retrouver à l’hôpital, aujourd’hui, on manifeste contre le pétrole subitement trop cher... alors qu’il peut très bien encore doubler dans les années à venir. Catastrophe pour nous ou chance pour la planète ?
Moins de noria de camions, plus besoin de doubler les autoroutes, assez des tomates belges en été (et encore plus en hiver) à Millau ni des patates bio
«C’est avoir tort que d’avoir raison trop tôt.» (Marguerite Yourcenar)
«Science sans conscience n’est que ruine de l’âme.» (Montaigne)
Ainsi donc l’image high-tech de notre bonne ville de Millau serait salement écornée à l’export si l’on en croit la veille médiatique qu’opèrent certains lecteurs insomniaques (voir article publié la semaine dernière sous le titre «Bassesse», ndlr).
Pire, notre petit coin de terre paradisiaque du Sud-Aveyron apparaîtrait comme une espèce de village gaulois